L’hôtel des Anglais et l’hôtel Ruhl

Adossé à la Pension Anglaise, l’hôtel des Anglais a été livré en 1862. Le roi Louis II de Bavière fut l’un des premiers clients de cet hôtel à la façade coloniale. Premier à offrir un ascenseur hydraulique, on y louait des appartements et non des chambres. En 1909, il fut démoli pour reconstruire un établissement de 350 chambres, plus au goût d’une clientèle recherchant les mondanités et les casinos tout proches. Ce sera l’hôtel Ruhl, conçu par Charles Dalmas pour l’anglais Henry Ruhl, et inauguré en 1913. Côté rue Halévy, un bar américain attire déjà les passants.
Ce grand hôtel accueillit de nombreux hôtes de marque : le Sultan du Maroc, le Bey de Tunis, l’Emir Fayçal, les présidents Edouard Herriot et Gaston Doumergue, le général Weygand et l’amiral Sherman. D’avril à novembre, les hôtels fermaient : la saison est uniquement hivernale.
En 1943 et 1944, les Allemands prennent le contrôle du Ruhl, et après la libération, il est placé sous séquestre. Les propriétaires du Casino de la Jetée-Promenade, suite à la destruction de leur bien par les Allemands, tenteront de le récupérer, mais ils y renonceront à la suite d’une impressionnante levée de boucliers. De l’après-guerre aux années 1970, on voyait une futilité incompréhensible dans le style architectural de cet hôtel. Exproprié par la Ville en 1962, sa démolition est décidée et l’hôtel Méridien actuel est inauguré en 1973.